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Breaking News : L'ancien monopole serait-il susceptible ? EDF en flagrant délit d'abus de position écrasante...
Fâché par un article publié il y a trois jours dans le quotidien économique La Tribune, EDF a menacé de retirer toutes ses publicités du journal. Ce comportement liberticide, très en vogue dans les républiques bananières, souligne à nouveau le sentiment d'impunité qui anime le monopole de l'électricité dans notre pays. Nul doute qu'il convient d'être bienveillant vis-à-vis de ceux qui détiennent le pouvoir quand on est journaliste si l'on veut continuer de pouvoir écrire et percevoir un salaire à la fin du mois. De plus, et compte tenu de la situation financière difficile du deuxième quotidien économique français, cet acte est loin d'être anodin. Si La Tribune, ce que nous espérons, pourra survivre à ce geste de mauvaise humeur, il n'en demeure pas moins que ce dernier souligne la faillite de la concurrence dans notre pays. A trop vouloir préserver nos grands champions nationaux, notamment en étouffant la concurrence, nos politiques ont transformé nos anciens et nobles services publics en des monstres économiques qui, si l'on ne les maîtrise pas avant, réussiront bien, un jour, à venir à bout de nos valeurs républicaines ! |
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Le plan media est tellement ambitieux que vous ne pourrez pas échapper à la nouvelle pub de La Poste, sauf à éviter d'ouvrir un journal dans les jours qui viennent... "Qu'est-ce qu'ils ont encore inventé à La Poste ?" est à la fois l'accroche générique de cette campagne imaginée par Euro RSCG et la question que l'on se pose immédiatement en parcourant une BD qui vous relate des morceaux de vie de personnages oniriques qui s'extasient devant les prodiges de La Poste. En bas de page, et au bord de l'extase, le lecteur attentif découvre qu'il s'agit de promouvoir les applications mobiles de La Poste. Savez-vous que grâce au "génie" de La Poste et, accessoirement, aux 2,7 milliards d'euros qui lui ont été versés par l'État pour "moderniser le courrier", vous allez pouvoir, n'importe où, à tout moment, de votre smartphone ou de votre tablette tactile : calculer le coût et suivre vos envois en temps réel en France et à l'international, géolocaliser le bureau de poste le plus proche, consulter ses horaires d'ouverture et suivre l'actualité des produits et services de La Poste (sic !)". Avouez que dans vos rêves les plus fous, vous n'auriez jamais pu imaginer que La Poste vous apporterait tant de bonheur. Quel internaute n'a pas en effet ardemment souhaité suivre l'actualité des produits et services de La Poste ? Et en temps réel avec ça ! Cela, vous en conviendrez, vaut bien une pleine page quadri dans nos grands quotidiens et nous rassure sur la capacité de La Poste à innover. La morale de cette campagne car, et en fin de compte il y en a une, c'est que ce grand gaspillage de l'argent public, qui ne fait que continuer, contribuera à apporter un peu d'oxygène à une presse française au bord de l'asphyxie. Mais ce salvateur "effet rebond", il y a fort à parier que La Poste ne l'a pas inventé ! |
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Arrêtons de diaboliser les alternatifs ! |
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Ecrit par Jacques Marceau
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Arrêtons de diaboliser les alternatifs ! Il existe aujourd’hui une certaine peur de la concurrence dans notre pays. Y compris chez ceux qui seraient fondés à promouvoir plus de concurrence au profit des consommateurs, à commencer par les politiques, les représentants d'associations de consommateurs, ou même les régulateurs en place. Les causes de cette peur, qui se transforme souvent en défiance vis-à-vis de la concurrence, sont diverses. La première est sans doute d'ordre psychanalytique car les Français sont très attachés à la notion d'"Égalité", placée entre "Liberté" et "Fraternité", sur les frontons de tous nos bâtiments publics. Elle est donc une des valeurs fondatrices de notre République. Il est évident que, dans notre pays, nous détestons la compétition, et donc la concurrence. En témoigne, par exemple, notre système universitaire où prononcer le mot de "sélection" suscite une levée de boucliers immédiate et parfois violente ! La deuxième raison, sans doute plus rationnelle, s'appuie sur l'indéniable efficacité et qualité de nos services publics. La question des Français a donc été : "Mais pourquoi changer ce qui marche ?". L’opinion semble en effet ne pas bien comprendre pourquoi avoir changé ce qui marchait plutôt pas trop mal, même si l’on pouvait trouver le temps long quand il s’agissait d’aller chercher un paquet ou une lettre à La Poste. La troisième raison est que, et en dehors du secteur des télécommunications, les dernières ouvertures de marché à la concurrence n'ont pas vraiment fait la preuve de leur efficacité en termes de bénéfices pour les consommateurs. En effet, et en 1998, l’ouverture à la concurrence du marché des télécommunications avait été une véritable fête : des prix de télécommunications cassés dès les premiers mois et bientôt divisés par 10 sur certaines destinations, une innovation stimulée par la concurrence avec l’émergence de nouvelles offres et l’accélération du déploiement du haut débit. Bref, une concurrence véritablement ressentie comme un cadeau fait aux consommateurs. C’est dire si les attentes étaient grandes quand, en juillet 2007, presque dix ans plus tard, s’est ouvert le marché de l’électricité. Manque de chance, cette dernière coïncide avec une crise énergétique majeure qui, conjuguée à l’emballement de l’économie mondiale et une augmentation sans précédent de la demande en matières premières, se solde par une envolée spectaculaire des prix. Bien difficile, dans ce contexte de faire la part des choses et d’expliquer aux consommateurs que la concurrence est bénéfique, mais qu’en l’espèce, il ne fallait pas s’attendre à une baisse des prix significative. Il reste néanmoins à savoir si cette peur est fondée : avons - nous raison de nous méfier de la concurrence ? Même si les choses ont un peu évolué avec la possibilité de retour au tarif réglementé dans l'électricité, il faut être téméraire ou inconscient pour quitter les bras d'EDF. Non seulement on vous signale que vous quittez le tarif réglementé, mais encore que vous allez vous jeter dans la gueule de concurrents assoiffés de profits et qui n'auront de cesse que de vous dépouiller. Cette diabolisation des acteurs alternatifs est savamment entretenue par les monopoles en place, soutenue, et une fois n'est pas coutume, par les syndicats de salariés. Heureusement, les clients qui ont fait le pas ont également fait le constat que la concurrence leur était bénéfique, non seulement sur le plan économique, mais encore sur les plans de la qualité de service et de la richesse d'offres plus innovantes. Autre objet de diabolisation : on « accuse » les alternatifs de « profiter » d'infrastructures, principalement des réseaux mais aussi des outils de production comme c'est aussi le cas pour l'électricité, financées par de l'argent public.
Justement, ce qui a été financé par de l'argent public appartient au public et n'a donc pas à tomber entre les mains de financiers internationaux qui profitent, non seulement de ces infrastructures mais qui, de plus, bénéficie d'un capital image et d'une marque qui a acquis la confiance des Français. Est-il normal d'entretenir la confusion en autorisant EDF à porter un nom qui signifie "Électricité de France", celui du grand service public de l'électricité de notre pays et qui est maintenant devenu un grand groupe international, plus soucieux de sa croissance par acquisitions à l'étranger que du renouvellement de son parc nucléaire en France et du service qu'il apporte aux Français ? Il est donc naturel de laisser des acteurs alternatifs du marché, qui créent de la richesse et de l'emploi dans notre pays, accéder à ces infrastructures à un tarif économiquement viable, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui, et dans de nombreux secteurs. Notons que l'accès à ces infrastructures n'est pas gratuit. Loin de là ! C'est aussi leur utilisation par des acteurs alternatifs qui permet leur maintenance, leur développement, voire leur maintien comme cela devrait être le cas, si les propositions du Collectif Libre choix sont suivies, pour le réseau des bureaux de Poste.
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Le point sur la situation du marché du gaz naturel des particuliers Le Collectif Libre Choix a réalisé un tableau qui résume la situation du marché du gaz naturel des particuliers au 30 septembre 2009. Deux commentaires pour donner un peu de sens à ces chiffres : - 11% des consommateurs de gaz ont un contrat en "offre de marché" gaz : La moitié de ces consommateurs sont chez GDF SUEZ, près de 40% chez EDF.
- Les nouveaux entrants gaz (non historiques) ont moins de 2 % du marché, plus de 2 ans après l'ouverture du marché avec cependant des offres plus compétitives.
Ces données soulignent une nouvelle fois que le duopole des historiques, en s’appuyant sur leur capital d’image de marque historique, détourne les consommateurs des véritables acteurs de l’ouverture du marché et des bénéfices réels qu’ils peuvent en attendre, alors qu’ils dépensent, chaque année, plus de 6 milliards d’euros pour leurs achats de gaz naturel. Cette confusion entretenue par les historiques est malheureusement très efficace comme le met en évidence le dernier baromètre de la CRE. Télécharger le tableau sur la situation du marché du gaz naturel des particuliers au 30 septembre 2009 (en pdf) |
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Conférence"Challenger un monopole : l'accompagnement d'acteurs alternatifs dans l'ouverture de marché à la concurrence " |
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Conférence"Challenger un monopole : l'accompagnement d'acteurs alternatifs dans l'ouverture de marché à la concurrence" Le 4 décembre dernier, le Collectif Libre Choix participait à une conférence organisée par le cabinet Ulys intitulée "Challenger un monopole : l'accompagnement d'acteurs alternatifs dans l'ouverture de marché à la concurrence". Cette conférence donnait une vue synthétique sur les marchés en voie d'ouverture à la concurrence. Ainsi les industries de réseau (poste, énergie, télécommunications) mais également le secteur des jeux en ligne, historiquement contrôlées par des monopoles nationaux, ont permis de donner des exemples concrets et d'actualité tirés de leur libéralisation. Voici les présentations des différents orateurs : |
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